OIT Organisation internationale du travail

https://www.ilo.org/global/lang–fr/index.htm

À quoi servit, sert et servira l’Organisation internationale du travail (OIT), créée en 1919 ? À proposer, sinon imposer, une certaine idée de la justice sociale, détaillent Adeline Blaszkiewicz, Isabelle Lespinet-Moret et Marieke Louis.

Le 11 avril 1919, dans un contexte révolutionnaire – prise de pouvoir bolchevique et soulèvement spartakiste –, du fait d’une reconnaissance de dette sociale et humaine consécutive au carnage de 1914-1918 fut créée l’Organisation internationale du travail (OIT). Les bonnes résolutions suivaient la boucherie : pas de paix durable sans justice sociale.

La Seconde Guerre mondiale n’était pas encore terminée que la conférence de Philadelphie, en 1944, enfonçait le clou humaniste sur un nouveau tas de ruines : « Le travail n’est pas une marchandise []. La pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous. »

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Alors que nous semblons, aujourd’hui, rouler vers l’abîme en versant dans des antipodes régressifs – dont Donald Trump s’impose en figure dominante –, Mediapart a voulu faire le point sur l’OIT, centenaire à la fois vaillante et méconnue.

Grâce à notre partenaire habituel, le CHS (Centre d’histoire sociale des mondes contemporains : lire en Boîte noire et sous l’onglet Prolonger), Mediapart a réuni dans son studio trois universitaires : les historiennes Adeline Blaszkiewicz et Isabelle Lespinet-Moret, ainsi que la politiste Marieke Louis, pour symboliquement viviséquer l’OIT, outil capital dont le site est en soi-même une source pleine de ressources…

Voici l’économie générale de la discussion (dans la vidéo ci-dessus) :

  • 3 min : rappel d’Albert Thomas, élu directeur du BIT (Bureau international du travail), secrétariat permanent de l’OIT. Mais les États veulent rester souverains et mettent, la France en premier lieu, des bâtons dans les roues de l’OIT.
  • 7 min : retour sur la nébuleuse réformatrice entendant réguler le marché du travail dès la fin du XIXe siècle.
  • 10 min 30 : ce qu’induit le tripartisme (représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs).
  • 13 min 30 : de la diplomatie du travail.
  • 16 min : le chantier de la santé (physique et morale) au travail.
  • 19 min 30 : l’OIT en Sisyphe (à partir de la notion de « travail décent ») des organisations internationales – qui n’ont rien de supranational…
  • 30 min : l’OIT peut-elle être la conscience de ceux qui n’en ont pas ? La question n’est pas ce qu’est l’OIT mais ce qu’on en fait : coquille vide ou ressource ?
  • 32 min 30 : la question des femmes : confluence et affrontement entre les différents féminismes – évocation notamment de Marguerite Thibert (1886-1982).
  • 35 min 30 : quid du pouvoir actuel (Macron-Philippe-Pénicaud) dans son rapport à l’OIT ?

***

À consulter, sous l’onglet Prolonger, les précédentes séances organisées avec le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS).

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