Que demande le peuple ?

La Convention citoyenne pour le climat a débuté sa deuxième session de travail le 25 octobre dernier. Sa mise en place est censée répondre à la nouvelle demande de participation citoyenne, dans un cadre institutionnel inédit. Est-ce le stigmate d’une crise de la représentation en démocratie ?

Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact politique et institutionnel qu’aura la Convention citoyenne sur le climat : celle-ci vient à peine de commencer ses travaux. La deuxième session a lieu ce week-end, dans les locaux du Conseil économique, social et environnemental. Mais cette innovation est suffisamment singulière et inédite en France pour qu’on lui prête une attention soutenue.

Que demande le peuple ?

Depuis le début du mois, 150 citoyens, sélectionnés pour leur représentativité après avoir d’abord été tirés au sort, auditionnent des experts et délibèrent. Leur mandat, tel qu’il est écrit noir sur blanc sur le site de la Convention : ‘’définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale’’ : rien que ça !

La Convention citoyenne pour le climat, c’est un peu le Tout en Un de la démocratie participative : tirage au sort, délibération citoyenne, référendum (puisque ce pourrait être une des issues de la délibération), les modalités qui encadrent cette initiative reprennent une partie des revendications exprimées dans les derniers mouvements qu’a connu la France : les Gilets jaunes, Nuit debout, et bien sûr les mobilisations autour du climat.

Cette demande d’une plus grande participation, en dehors des grands rendez-vous électoraux, peut-être vue comme un des stigmates de la crise de la démocratie représentative. Même si, dans le même temps, ce sont bien les représentants choisis par les citoyens, qui sont interpellés par ces mouvements. On le voit notamment en ce moment dans les mobilisations en cours au Chili, en Algérie, au Liban.

émission passionnante avec Pierre-Henri Tavoillot (né le 24 mai 1965 à Saint-Étienne) est un philosophe français. Maître de conférences en philosophie à l’université Paris Sorbonne-Paris IV, président du Collège de philosophie et codirecteur de la collection « Nouveau collège de philosophie » chez Grasset.

Quelles sont vos suggestions, remarques, propositions et même questions à ce thème ?

https://www.franceculture.fr/emissions/politique/mafias-une-certaine-idee-de-letat-0

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